Le domaine TIR est partagé entre Pycsar et SARM1 humain (la protéine qui tue les axones lésés). Comprendre la sélectivité Pycsar → SARM1 peut donner des modulateurs pour les neuropathies périphériques.
Bactaegion ne duplique aucune donnée scientifique. Tout vient de bases publiques.
Le système qui parle en mononucléotides, là où tout le monde parlait en dinucléotides
Cousin de CBASS : PycC est une pyrimidine cyclase produisant cCMP/cUMP en réponse au phage. Ces seconds messagers activent l'effecteur PycTIR (domaine TIR, NADase). Pycsar a établi cCMP/cUMP comme nouveaux seconds messagers biologiques — voie majeure pour anti-inflammatoires innés.
Tout le monde savait que la signalisation antivirale tournait autour de dinucléotides cycliques (cGAMP, c-di-AMP, c-di-GMP). Puis en 2021, l'équipe de Tal et Sorek a découvert que des bactéries utilisaient des mononucléotides cycliques (cCMP, cUMP) pour exactement la même fonction. C'était comme découvrir qu'un dialecte voisin existe depuis toujours et qu'on ne l'avait jamais entendu. L'effecteur en aval est un domaine TIR — un domaine qu'on connaissait chez les plantes (résistance aux pathogènes), chez l'humain (axones, immunité), mais qu'on n'avait pas anticipé chez les bactéries.
Le domaine TIR est partagé entre Pycsar et SARM1 humain (la protéine qui tue les axones lésés). Comprendre la sélectivité Pycsar → SARM1 peut donner des modulateurs pour les neuropathies périphériques.
Pycsar = Pyrimidine Cyclase System for Anti-phage Resistance. Le nom rend hommage à l'écossais qui a inventé le cliché photographique de molécules à basse résolution, sir Robert Edwards Pyc... non, je rigole, c'est juste un acronyme. Mais le mot sonne assez bien pour être devenu un meme dans la communauté défense bactérienne.